Sciences en Bulles

Premier article sur le Prisme de Tête

Et voilà, c’est parti. Ma série sur la controverse climatique est lancée sur le blog le Prisme de tête ! En voici le début

Le réchauffement climatique c’est hype. C’est même THE sujet en ce moment parce que tout le monde en parle. On pourrait facilement caricaturer en disant que le débat scientifique est devenu une sorte de combat de rue dont le but est d’attirer le plus de spectateurs possible. Pourtant, au-delà de l’indéniable et sacrosaint aspect scientifique du débat, d’autres questions gravitent autour de l’étude du climat. Lesquelles et comment sont-elles articulées? Le prisme mène l’enquête.

La suite, c’est par là-bas que ça se passe!

Posted 3 months, 2 weeks ago at 11 h 16 min.

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Silence…

Oui je dois quelques explications ! Plus d’un mois de silence… ça fait beaucoup. Mais il faut dire que j’ai particulièrement été occupée ces derniers temps !
Rassurez-vous, concernant le climat, je n’ai pas chômé ! J’ai eu l’occasion de rencontrer quantité d’acteurs du débat qui m’ont chacun raconté leur histoire, point de vue, recherche etc…

D’ailleurs une bonne partie sera publiée sur un blog  auquel je collabore avec mes amis journalistes Marion, Audrey et Henri, j’ai nommé Le Prisme de Tête. Un point de vue particulier puisque la ligne de conduite consiste à étudier les sciences dites « dures », par le biais des sciences humaines et sociales ! J’adore. Vous serez avertis de toutes mes publications pour poursuivre la série climatique !

Du coup, sur Sciences en bulles, je vais un peu me reposer du climat et reparler d’astronomie et d’autres choses ! Pendant mon silence, on a fêté les 20 ans de l’incroyable télescope Hubble, les cendres du volcans islandais ont drôlement perturbé l’espace aérien européen, la louisiane est victime d’une marée noir sans précédent… L’actualité scientifique est riche !

à très vite donc pour de nouvelles histoires !

Posted 3 months, 2 weeks ago at 2 h 29 min.

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Branle-bas de combat dans la communauté des climatologues !

L’invitation de Claude Allègre à France-Inter hier matin, a donné le coup d’envoi d’un « match » à propos du climat (même si la « bataille » dure depuis plus longtemps). À cette occasion, il n’a pas manqué d’effectuer quelques belles sorties (« le créateur du Giec est un intégriste religieux » où que « monsieur Jouzel n’est pas spécialiste du climat ») qu’on peut réécouter. La réplique n’a pas traîné ! On pouvait entendre ce matin au journal de 8h toujours sur France-Inter, Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue au Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement que j’ai eu la chance de rencontrer très récemment .

A l’origine de cet appel aux différentes institutions scientifiques de France, un sentiment général de ras-le bol chez les chercheurs qui travaillent sur le climat. Bah oui, depuis quelques temps ils se sentent un peu malmenés par les interventions de Claude Allègre (qui est partout) mais aussi de Benoit Rittaud, Vincent Courtillot et autres « sceptiques » en tout genre.

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Posted 5 months ago at 20 h 46 min.

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L’entrée en scène d’un mathématicien

Ainsi se termine la « climateweek » organisée par l’organisation WWF. Un petit débat entre un sceptique, un WWFiste (surtout au début) et un climatologue. Qu’est-ce qu’on retire finalement ? Pour moi un débat un peu biaisé, en tous cas inégal. Le sceptique invité était Benoît Rittaud, un jeune mathématicien, auteur du récent « Le mythe climatique ». On commence à parler de lui dans la sphère (en tous cas blogs etc). Pas tout à fait dans la même veine que notre Allègre national et son livre « L’imposture climatique », mais sceptique quand même quant au réchauffement climatique d’origine anthropique (RCA). Je n’ai pas encore lu son livre mais en voici une critique par ICE et une autre. Disons que ce qui m’intéresse là dedans, c’est qu’il dit prendre deux angles dans son bouquin, l’angle mathématique bien sur (ce sont des mathématiciens qui ont été à la base des modèle climatiques : voilà pour la justification de l’entrée dans le débat) et l’angle épistémologique. Selon lui, le climat (et surtout le RCA) est « un fascinant objet épistémologique à étudier en lui-même ». Objet qui n’a pas forcément de précédent puisqu’il diffère des autres controverses historiques par son ampleur. OK pourquoi pas. Mais en face de lui se trouve Hervé Le Treut, climatologue reconnu de l’Institut Pierre Simon Laplace qui a décidé de communiquer lui aussi via un blog, le Climatoblog, qu’il alimente de temps en temps (car c’est pas son métier à lui!).

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Posted 5 months, 1 week ago at 12 h 17 min.

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Quand la socio s’intéresse au climat : épisode 2 « Les « sceptiques »"

La science est omniprésente et surtout, chaque camp (sceptiques ou non) se réclame de celle-ci. Sur les différents débats, on ne retrouve en aucun cas de dénonciation de la science, au contraire. Dans la sonnette d’alarme qui est tirée, l’argument qui revient souvent c’est bien d’écouter les scientifiques. L’exemple le plus récent, je l’ai eu avec cette vidéo, typique d’une communication extrême mais qui illustre bien ce qui vient d’être dit: The big ask.

Cela mène à un autre thème récurrent: le rapport entre sciences et société, l’expertise et le rôle de la science. Pour revenir au changement climatique (CC) et au controverses, Hélène Guillemot souligne que les critiques contre le GIEC et surtout contre le consensus sont maintenant bien connus. Par exemple le consensus est accusé d’être anti-scientifique et l’argument que la science ne fonctionne pas sur consensus, qu’un opposant unique peut avoir raison, qu’un consensus a déjà été démenti est souvent utilisé à la lumière des controverses passées. Une autre catégorie d’arguments concerne le caractère hégémonique des sciences du climat qui sont « accusées » de dominer et absorber les autres problèmes (notamment les problèmes environnementaux) Ces critiques sont à la fois scientifiques et politiques. Il est a noter qu’un Allègre ou un Courtillot ne se disent pas hostiles aux problèmes environnementaux mais affirment que d’autres sont peut-être plus importants. Ils ne se déterminent ni contre la réduction des gaz à effet de serre (GES) ni contre les économies d’énergies.

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Posted 5 months, 2 weeks ago at 2 h 00 min.

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Changement climatique et controverses au centre Koyre : épisode 1 « Quand la socio s’intéresse au climat »

Voilà un petit compte-rendu d’un séminaire de recherche, en lien avec ma série sur le climat même si là, c’est un peu à part. Ce séminaire était organisé par Amy Dahan, directrice de recherche au CNRS et directrice-adjointe du centre Alexandre Koyré, le centre de Recherche en Histoire des Sciences et des Techniques, et dans lequel intervenait également Hélène Guillemot. Un séminaire de recherche en sociologie… en y allant j’avais un peu peur que ça vole trop haut pour moi mais finalement, je n’ai pas été si perdue que cela et c’était quand même accessible. J’en tire donc un petit résumé mais d’abord, il faut que je vous dise pourquoi je trouvais intéressant d’y aller. Si le texte est un peu brouillon, c’est parce que je suis nouvelle en sociologie et les sociologues ont parfois tendance à s’égarer…

Des sociologues qui s’intéressent aux sciences, il y en a relativement peu. Des sociologues qui s’intéressent au changement climatique (CC) encore moins. Amy Dahan est spécialiste de l’histoire des sciences et s’intéresse au modélisations du changement climatique et à l’institution du GIEC. C’est à ce titre qu’elle a fait une intervention intitulée « L’offensive contre le GIEC, les climato-sceptiques ». Hélène Guillemot, quant à elle, poursuit des recherches au Centre Koyré sur les pratiques de modélisation du climat, l’expertise et les rapports entre science et politique dans ce domaine, et sur le débat public à propos du changement climatique. Voilà donc un oeil et une réflexion un peu différents de ce qu’on a habituellement et je suis allée voir ! Lien intéressant établi après en faisant quelques recherches pour ce compte rendu, il s’avère qu’Hélène Guillemot a commencé par une carrière de journaliste scientifique…

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Posted 5 months, 2 weeks ago at 2 h 47 min.

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Climat #1 ou la différence entre météo et climat

Bon ok. Silencieuse pendant trois semaines, juste après avoir lancé un sujet… pas très pro vous pourriez dire. Mais le début est toujours difficile. Comme pour un article papier, il faut trouver la porte d’entrée. Sur le thème du climat, elles sont nombreuses les portes. Donc ce que j’ai fait pendant ces trois semaines, c’est rassembler de la doc, constituée en weblists (climat mais pas seulement) sur le réseau social Knowtex et lire lire lire. Des écrits il y en a partout ! D’où la première question : comment fait-on le tri ? Pas forcément évident à priori. On lit, on résume et on vérifie. Travail long et fastidieux mais indispensable à mon avis. D’où un petit silence (parce qu’en plus j’avais d’autres articles à écrire!) Question cruciale, par où commencer ? Devant l’étendue du sujet, le risque de se perdre est grand. Alors j’ai choisi de raconter ma démarche et de vous soumettre les problèmes dans l’ordre desquels ils me sont apparus. Loin de moi l’idée de donner des leçons, c’est plutôt le cheminement et la réflexion autour de ce sujet qui m’intéressent.

Premier problème, mais je l’avais déjà évoqué dans un billet précédent, le climat : c’est quoi. Parmi plusieurs définitions, la première vient de wikipedia : « Le climat correspond à la distribution statistique des conditions atmosphériques dans une région donnée pendant une période de temps donnée. » Vincent Courtillot donne à peu près la même définition dans son dernier livre Nouveau voyage au centre de la Terre en disant que le climat peut se définir par la moyenne sur 30 ans des conditions d’une région donnée reconstituées à partir d’enregistrement de température et de pression. D’une manière plus générale, il s’agit de la distribution statistique de variables météorologiques réparties dans un graphe à trois échelles, temps, espace et perception. Ce qui est fondamental, c’est la notion de moyenne sur (au moins) 30 ans sur une région donnée et la science du climat correspond à l’étude des différents paramètres sur cette échelle de temps (voire plus loin à l’aide de projection). C’est une grande différence par rapport à la météorologie qui étudie les phénomènes qui se produisent dans l’atmosphère mais sur des échelles de temps beaucoup plus courtes (de l’ordre de la semaine). Mais j’aurai surement l’occasion d’y revenir. Donc pour faire simple:

- climat = moyenne sur 30 ans minimum des enregistrements de différents paramètres pour faire des projections dans le futur (long terme)

-météo = étude de différents paramètres de l’atmosphère (température, pression etc… ) pour déterminer/ prévoir le temps qu’il fera à court terme.

Ce qui est difficile, c’est de caractériser et de comprendre les différents paramètres impliqués dans le climat, et surtout de comprendre les interactions qui les régissent et les effets qu’ils peuvent avoir les uns sur les autres. J’ai assisté à un séminaire de recherche sur le changement climatique et les controverses, organisé par le centre Koyre du CNRS (qui fera l’objet d’un petit article très rapidement) et au cours de la discussion un intervenant, physicien de l’atmosphère au Laboratoire de Météorologie Dynamique (LMD) a bien résumé le problème des climatologues en disant qu’ils s’intéressaient à « des notions abstraites mais qui utilisent des mots de tous les jours comme la pluie, la température etc… » d’où l’amalgame et parfois l’incompréhension.

Parler du climat, ce n’est donc pas simple et j’essaierai d’être la plus claire possible. D’autant plus que l’actualité est plutôt fournie dans ce domaine ! Au programme entre autre et au fil de mes rencontres, effet de serre, fonte des glaces, courbes de température, influence du Soleil etc…

Posted 5 months, 2 weeks ago at 16 h 41 min.

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Le problème du climat…

Le journaliste, quand il n’est pas en vadrouille avec un voyage de presse, une visite de labo ou une conférence, c’est quelqu’un qui rédige une information. Le but ? Dans l’idéal, c’est que tout le monde comprenne un message. Réflexion banale et logique oui mais apparemment pas facile à mettre en oeuvre. J’ai envie de raconter une anecdote qui vient de m’arriver et qui me pose questions ! D’abord, je considère que l’un des privilèges d’un journaliste (qui plus est journaliste-pigiste ou indépendant comme moi) c’est de pouvoir rédiger n’importe où ! Eh oui, il suffit juste d’avoir un ordinateur portable.

Hier donc, tranquillement assise dans un café, ordinateur d’un côté, carnet crayon et téléphone de l’autre, m’est arrivée une aventure de journaliste ! Il n’y avait pas grand monde et avec un serveur curieux et bavard, j’ai bien vite vu que commencer à rédiger sans discuter 5 minutes serait difficile. Pas grave, j’aime discuter aussi. « Oh vous êtes journaliste ? Dans quel domaine ? » et c’est parti… J’explique que je suis journaliste scientifique, que j’adore travailler sur l’environnement et le climat et boum, ça ne rate pas… il me demande ce qu’il faut croire parce que « tout le monde dit que ça se réchauffe mais quand on voit l’hiver qu’on a en ce moment…on peut pas dire que ça se réchauffe! ». Explication rapide, attention monsieur le réchauffement climatique est un phénomène qui s’observe sur une longue échelle de temps et qui relève d’un domaine un tout petit peu différent de la météo. On est en hiver, en plein mois de février, il fait froid, c’est normal. « Oui mais comment on peut affirmer que ça se réchauffe dans ce cas? » et blablabla.

Là je me dis qu’il y a vraiment un problème quelque part. Que les gens confondent, météo et climat, ce n’est pas difficile à concevoir… MAIS ça veut dire quand même qu’au bout de tout ce temps, (rappelez-vous depuis quand parle-t-on de réchauffement climatique) quelque chose ne tourne pas rond dans la façon d’expliquer les choses! POURQUOI malgré tous les articles, toutes les discussions, toutes les publications disponibles, les livres etc… après l’hypermédiatisée conférence de Copenhague (même si elle n’a pas été concluante), la moindre petite chute de neige ou période de froid un peu prononcée provoque cette remise en question du réchauffement climatique ?

Ce serveur, qui exprimait tout haut ce que bon nombre de personnes pense m’a donné une idée. Pas évidente à mettre en place mais ma conscience et mon travail de journaliste me crient de faire quelque chose (du moins d’essayer). Je suis jeune, le web commence à m’être familier c’est l’endroit rêvé pour tenter quelque chose. Donc à partir d’aujourd’hui, sur mon blog, une édition « spécial climat ». L’idée, c’est que je vais rassembler et écrire (même expliquer) des notions et phénomènes liés au climat pour essayer de clarifier ce problème. Évidemment, ce n’est pas simple mais c’est un sujet qui me passionne et qui j’espère vous intéressera ! Vos réactions et questions sont les bienvenues ! Travail de longue haleine…

Posted 6 months, 2 weeks ago at 16 h 55 min.

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Les photos les plus up-to-date prises depuis l’espace !

Il y a parfois des images qui se passent de commentaire…

Mais comme je suis bavarde et journaliste, je ne peux pas m’en empêcher !

D’abord, quelque chose qui me fascine. Ces photos ont été prises depuis l’espace par l’astronaute japonais Soichi Noguchi, à environ 400 km du sol terrestre. Jusque là, rien d’extraordinaire (mis à part le fait d’aller là haut bien sur!) . Mais… ce qui est incroyable,  c’est qu’il a twitté ces photos en direct depuis l’ISS (Station spatiale internationale). Personnellement, ça me laisse rêveuse… Les astronautes ont effectivement accès à internet depuis le 22 janvier 2010 dans la Station. Ils se sont immédiatement dotés d’un compte twitter (site de microblogging) qui leur permet de donner des nouvelles en direct de la vie (et de la vue) de ce laboratoire en orbite. Avoir Internet dans l’espace… Extra non ? Ce que fait Noguchi, n’importe qui peut le faire: poster des photos sur Twitter, rien de plus facile. Son gros atout quand même, c’est qu’il fait partie des rares à pouvoir poster ce genre de photos ! Je vous laisse admirer… et suivre Soichi si vous avez un compte !

Deuxième commentaire, je retiens aussi le contraste entre la baie de Tokyo le jour et la nuit…. Vu le nombre de gens abonné au fil twitter de Noguchi, tout le monde devrait maintenant savoir ce que signifie le concept de pollution lumineuse ! A ce propos, l’association française d’astronomie (AFA) a engagé des actions pour lutter contre celle-ci. En lien également, un petit dossier pour comprendre de quoi il retourne.

Posted 6 months, 3 weeks ago at 15 h 44 min.

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Cuisine scientifique

En attendant la réponse d’un chercheur à propos de glaciologie, un petit détour par la cuisine moléculaire s’impose car elle était à mon menu du midi. Cuisine, gastronomie moléculaire…Deux mots qui mis l’un à côté de l’autre déchaînent des passions et pourtant ! Petit retour en 1988 ou un scientifique de l’Inra, monsieur Hervé This, physico-chimiste au Laboratoire de chimie des interactions moléculaires du Collège de France crée ce concept avec un collègue également chimiste, Nicholas Kurti. Il s’agit de la discipline scientifique qui étudie les transformations des aliments dans le domaine de la cuisine. Et de fait, comme le dit le chercheur lui-même « la gastronomie moléculaire peut contribuer à l’avancement de l’art culinaire en proposant des systèmes nouveaux, capables de satisfaire les multiples récepteurs gustatifs. » (lire son interview très intéressante sur le sujet) En découle donc la cuisine moléculaire que je pourrais décrire (merci les voyages de presse) comme l’art de surprendre le dégustateur. Une texture ou une couleur nous parle en général. En cuisine moléculaire ce n’est pas le cas du tout. Mis à part ceux qui font exprès de donner à un goût (par exemple un goût de poisson) une couleur improbable (au hasard…bleu ciel), il y a ceux qui jouent avec plus de finesse (avis très personnel). Par exemple le goût de poire décliné en mousse, crème et morceaux. Je ne me fais pas « critique gastronome », loin de là mais ce qui est sur, c’est que la cuisine moléculaire est à la mode. À la question la cuisine est-elle une science ? J’ai toujours entendu dire que la cuisine, c’est de la chimie. Ok, c’est peut-être réducteur mais finalement que se passe-t-il quand on fait une compote, un soufflé ou une sauce béchamel ? On a des ingrédients de base, qui sont donc dans un état initial qui sont transformés par des réactions (mélange, cuisson) en un état final différent du premier. Réaction chimique classique. Mais la différence, c’est que la cuisine est aussi un art, avec ses règles et ses créateurs. Pour autant et pour revenir à la cuisine moléculaire, ce n’est pas encore aujourd’hui qu’on la verra dans nos assiettes tous les jours, mais si le sucre qui pétille…. c’est bien surprenant comme sensation !

Et pour en savoir plus, le blog de la cuisine moléculaire

Posted 7 months, 1 week ago at 0 h 46 min.

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